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La saison 2017 de Hervé et Marie-Laure Avec le basset VINCENT et le soutien de Auvergne Motos Classiques

Ou, comment démarrer la première course en fanfare, et faire des ‘couacs rapidement. Nous démarrions, à l’instar de la saison précédente, les hostilités au Castellet, pour la ‘Sunday Ride Classic’. Première séance d’essais prometteuse, mais quelques vibrations, et, à la deuxième séance, l’attelage élargit brusquement sa trajectoire, les vibrations sont intenses, Hervé rentre au paddock à petite vitesse et inspecte rapidement le châssis. Le découverte nous brise le moral, les deux tubes du berceau sont cassés, juste sous la colonne de direction !!!!!!!!!

Nous qui pensions en avoir fini avec les petits soucis de châssis, en fabricant entre autres des pièces de fixations dans le genre de celle-ci.

Hervé me téléphone, nous digérons un peu la pilule et prenons les décisions nécessaires. Tout d’abord, une croix sur Le Castellet, évidemment, mais aussi sur la course suivante. Nous ne roulerons maintenant qu’en juillet à Chimay. Sitôt rentré à Toulouse, Hervé démonte le plus possible l’attelage, et le monte à l’atelier, ou nous finissons de démonter et envoyons le châssis au décapage chimique. Un microbillage sera nécessaire également, car le sablage d’accroche était très grossier. Rendez vous est prit avec Jean-Pierre, ancien soudeur dans le nucléaire, passionné de cadres, bien connu dans le milieu, et d’une gentillesse qui n’a d’égale que sa compétence. Il viendra de Normandie jusqu’en Auvergne, avec tout son matériel, pour effectuer les soudures et brasures de réparation et renfort sur le châssis ! Et en plus, fera au Jivaro une formation sur l’utilisation d’un Gazflux, qui permet de faire de magnifiques brasures. En attendant, je prépare une table de soudure, avec des taquets de bloquage, pour réparer tout cela dans l’axe.

Me croirez vous si j’affirme que ce fut un week end studieux ?? Le cadre tiré pour être dans l’axe, les fractures ressoudées sous argon, des demi-coquilles en acier aéronautique brasées en renfort, et pour finir, des tôles du même acier brasées en renfort de la colonne de direction. Du très sérieux, avec des matériaux de qualité, équivalents à ce qui fut utilisé lors de la construction de side. Un examen très poussé du châssis, des renseignements pris chez les meilleurs spécialistes nous ont confirmé une rupture de fatigue, et non de conception. Hervé emmène les pièces décapées chez lui, pour, me dit il, un léger ponçage. Vous pouvez voir le résultat. Nous ne sommes pas loin du poli. Mais quand il a ramené les pièces, le pauvre garçon n’avait plus d’empreintes digitales !!!!!!! C’est beau, mais ça se mérite.

Lors du remontage, nous avons reçu l’agréable visite d’Aloïs et de son père. Contacté par le papa, qui roule en Royal Enfield, j’avais accepté un journée de discussion sur le bien fondé d’une orientation vers le technique. Une très belle rencontre, avec un garçon plein d’idées et de volonté, qui prend les choses dans le bon sens, un chouette moment. Cerise sur le gâteau, il tournera une petite vidéo sympa.

Ensuite, hé bien, Chimay, championnat d’Europe, avec toutes les grosses pointures du sujet. Deux onzièmes place, en tirant un poil court, nous rassurent sur le potentiel retrouvé, et même un peu amélioré.

Joli week end à Alès, un peu gâché par une pompe à essence défaillante. Mais nous sommes dans le coup, avec un guidage de direction en net progrès.

Ensuite, fin aout, Nogaro, sur les terres de notre équipage, nous fera bien plaisir, avec une très belle deuxième place en première manche. Ce sera un peu moins bien ensuite, une batterie non chargée contraignant à l’abandon.

Le Val de Vienne fermera la saison. Sur ce circuit à grande ligne droite, les moteurs prenant des tours sont bien, et une quatrième et une sixième place seront le maximum autorisé par cet attelage.

Voilà, vous savez tout ! Ce fut un peu dur, mais intéressant. Très grosse révision cet hiver, avec une inspection poussée du châssis. Et puis aussi, une grosse visite du moteur, avec, qui sait, peut être une évolution en puissance !

À très bientôt,

Daniel.