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De nouvelles aventures

Bonjour à tous,

Ces dernières années ont étés calmes. Calmes mais bien remplies, et c’est pourquoi je ne vous ai pas donné de nouvelles. Le retour aux activités originelles de l’atelier, suite à la fermeture de VOXAN, la construction du nouveau local, la réfection intégrale des toits de la maison et de la grange, tout cela a consommé beaucoup de temps, et d’énergie. La relance du travail sur les anglaises et les mécaniques d’exception a mobilisé toute mon attention. Les choses sont maintenant calées, et je peux désormais revenir vers vous, fidèles lecteurs et amis motocyclistes, pour vous entretenir des actualités mécaniques de la maison.

Depuis la saison de championnat de France des rallyes routiers, en 2011, avec la Royal Enfield à injection, le sport fut quelque peu délaissé. En fait réduit à une aide symbolique à l’équipage Laur/Ferrieu en side car de rallyes (http://teamlaurferrieu.com). Du traditionnel, fourniture de lubrifiants, mise à disposition du carnet d’adresses, soutien technique dans la construction d’un nouvel attelage. Mais pas d’intervention directe sur la machine, une somptueuse KTM RC8R/Choda.

Vue ici au rallye des Volvans 2013 (1er en catégorie side-car)

Les choses ont évoluées courant 2015. Le règlement des Rallyes a changé, vers plus de sécurité, tant pilotes que riverains et spectateurs, mais aussi vers moins de plaisir, et moins de liberté. On ne peux tout avoir. De plus, après un titre de vice-champions, et trois titres de champions de France, Hervé et Marie-Laure se sont sentis un peu moins motivés par le rallye. Et au Dourdou, Hervé a annoncé son retrait de ce championnat.

Quelques coups de téléphone, et un séjour de quelques jours en Auvergne plus tard, il était décidé de concourir en championnat ’Vitesse Moto Ancienne’, side-car bien sur, et ce avec un moteur anglais, au lieu du sempiternel flat-twin bavarois. Décision murement réfléchie, après un test de basset moderne F2, et un autre de basset classique à Nogaro.

Nous avons brillamment commencé par un échec sur l’achat d’un moteur de Triumph Trident préparé et sur l’achat d’un basset Trident complet. Un domaine pas facile à aborder. Rediscussion, et mon bon naturel suggère que, pourquoi pas, un moteur Vincent un peu préparé marche pas mal aussi. Et hop, nous fonçons dans le créneau. Je téléphone à Patrick Godet pour voir si des carters neufs sont disponibles. Évidemment, non. Mais Patrick me dit qu’il y a chez lui le basset d’un ami, malheureusement décédé, et que celui-ci serait éventuellement à la vente. Je connais le bestiaux, et signale qu’il ne faut pas rater ça. Quelque mois de dialogue plus tard, c’est fait. La machine a changé de mains, et va retourner dans son élément naturel, la piste. Patrick assure le remontage du moteur, qui est un ‘GODET’, et de la boite, car c’est un moteur coupé, avec une boite type Norton. Je remonterai le reste.

Voici ce qu’ils ont acheté !!! Aucun doute sur leur motivation !!!!!!!!!!!!

Un voyage en Normandie, pour voir le ‘tas de pièces’, et un second, pour rapatrier le tout en Auvergne. Et Hervé a pris sa semaine. Elle va être studieuse.

Dimanche matin :

Le châssis est une splendeur. Fabriqué par KERBY, spécialiste anglais de cadres pour le TT, réputé meilleurs soudo-braseur d’Angleterre. Entièrement en tube Reynold 531, le soin apporté à la fabrication est incroyable. Le meilleurs de la tradition racing britannique, des brasures qui mériteraient une place dans un musée d’art moderne, c’est magnifique. Il se soulève aisément d’une main (désolé, nous n’avons pas pris le temps de le peser). J’ai eu un plaisir formidable a travailler sur une telle pièce. Et j’espère que mon propre travail lui rendra honneur.

Mercredi midi :

La, ça commence à vraiment ressembler à quelque chose.Le moteur est donc un GODET 1330cc, gros carbus, un peu de compression, arbres à cames une plus velus que le standard. Tout cela devrait propulser l’attelage dans de bonnes valeurs, au travers d’une boite racing renforcée à cinq rapports, fabriquée par TT Industrie. Transmission primaire par courroie crantée, embrayage Norton à diaphragme. Du traditionnel, simple et de bon aloi.

Vendredi, 11h50 :

C’est tout bête, mais le moteur vient de démarrer, après un mise en pression du circuit d’huile, et une vérification complète, électrique et circuit d’essence. Comment dire, ce n’est pas la larme à l’œil, mais c’est une intense jubilation, mêlée à beaucoup d’émotion quand même. La mise en route d’un Vincent est toujours quelque chose d’important, et en plus, la motivation de la course trouve ici toute son expression. Pour le bruit, je vous laisse aller sur les circuit. Mais c’est du très beau !!!!

Vendredi, 17h30 : Ben, voilà, prêt à charger, un pincement dans la poitrine quand même, après cette semaine intense, en compagnie de Hervé, qui s’est montré un élève très doué et studieux. Direction Toulouse, domicile de la machine.

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