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Première épreuve, le Sun Rallye, a Solliès-Pont,

Bonjour a tous,

Première épreuve, le Sun Rallye, a Solliès-Pont, Var.

Dans la grande tradition des écuries de course, la préparation de la moto a été achevée le mardi matin à neuf heures et demie pour un départ a dix heures moins vingt. Les semaines précèdent le rallye étaient également chargées en travail d’atelier, et le programme sportif en a pâti. Bien sur, le résultat a été en conséquence, avec pas mal de soucis sur place et un abandon en cours d’épreuve.

Revenons à la moto. Un travail classique d’optimisation du moteur a été mené. Rapport volumétrique ajusté au carburant, affinage de l’équilibrage (nous y reviendrons) ont suffit au moteur. La partie cycle a reçue des commandes reculées de Woodsman ainsi que le pot relevé qui va avec.
La béquille latérale et son support sont sur une étagère, avec la butée de béquille centrale, les reposes pieds d’origine et divers accessoires anti-angles. Les clignotants transférés dans les veilleuse, des feux au xénon et un dérouleur de road book électrique, un guidon multi positions et des plaques de numéros transforment ma paisible Standard en championne potentielle. Tout cela dans l’urgence, a grand renfort d’heures de nuit.

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Maxence et sa compagne Sandrine arrivent mardi soir à Toulon, dans la tempête. Impossible de rouler mercredi, pour cause de météo délirante, les reconnaissances seront faites ce jour la avec Balthazar, la camionnette de Max. Premier roulage, donc, le jeudi dans la journée.
Dans l’après midi, Max me téléphone pour me faire part de troubles électriques et de fortes vibrations. Nous partons, avec Maryse, le jeudi soir, munis de matériel pour faisceaux. Arrivée a minuit, le bricolage est remis au lendemain.
Nous faisons une première tentative pour sécuriser le connecteur du régulateur. Tout fonctionne.
Maxence se plaint des vibrations. J’ai en effet conservé le facteur d’équilibrage d’origine. Mais le moteur est maintenant utilisé à sa limite de régime, et sort de l’enveloppe prévue. Ce problème amènera dans la nuit des problèmes récurrents de connectique.
Le contrôle technique se passe sans problème, l’expérience de la saison 2009 a permis de mettre la machine conforme aux demandes des commissaires.
Départ de la boucle de nuit, d’emblée, les meilleurs ont des problèmes de road book, et pointent avec du retard au premier contrôle horaire. Max arrive dans les temps et pointe a zéro. C’est plus qu’encourageant.
Hélas, premier soucis avec les vibrations qui ont raison du faisceau des xénons. Du coup, il faut rouler avec uniquement le H4 d’origine. C’est un peu juste et nous payons également le manque de reconnaissances.
Les chronos de la spéciale s’en ressentent et nous sommes loin, très loin. Mais un rallye, c’est aussi le routier sans pénalités, et la, Maxence s’exprime a fond. Malheureusement, les organisateurs ont aussi des problèmes.
Les pilotes attendent une heure et demie au pied de la seconde spéciale, qui est finalement annulée a cause des chronos défaillants. Retour au parc, et le connecteur de régulateur rend l’âme.
Il ne manquait que cela !! Nous décidons de stopper la boucle de nuit, pas de risques idiots. Je me venge de l’objet à l’aide d’une pince coupante qui relègue le susdit connecteur aux profondeurs de la poubelle. Il est remplacé provisoirement par un jeu de cosses. Le lendemain matin, départ pour la boucle de jour.
Max est à l’aise sur la machine et se régale de la vivacité apportée par les petits pneus. Le rythme est bon, et les pointages a zéro sur le routier payent au classement général. Il faut donc continuer comme ça, sans forcer sur les spéciales, ou le gain est faible et les risques conséquents. C’est ce que pense Max quand il trouve qu’il fait vraiment froid au pieds, surtout le gauche.
Un coup d’œil, horreur !!! L’essence coule en rideau sur l’échappement !!!! Contact coupé, arrêt express, couchage de la moto sur le coté droit, inspection, le réservoir est fissuré sur la soudure inférieure gauche. C’est l’abandon, il faut être raisonnable.

Nous payons ici le manque de tests de la moto. La base est bonne, le travail sur l’ensemble porte ses fruits, rendant la moto étonnamment performante pour une machine si près du modèle de base. Mais les conditions extrêmes d’utilisation créent des problèmes nouveaux, qu’il va falloir traiter un par un. Du travail en perspective pour le mois d’avril.

Je vous tiendrai au courant des évolutions prévues et réalisées. Le plaisir de faire rouler une machine si différente des autres vaut bien la peine à l’atelier. L’intérêt, voir l’enthousiasme des spectateurs, des officiels de la Fédération et des autres concurrents est formidable. C’est peut être la machine la plus photographiée du parc. Cela fait plaisir et entretient la motivation.

Vive la différence !!!!

Jivaro.